Le « violon » de Montjoint, Antoine Pouilloux, n°9, décembre 1997, 18 pages.

La prison de Rive-de-Gier a d’abord été installée au coeur de la ville. Jusqu’au XVIIIe s., elle était située dans le château du Moyen-âge  puis elle a été transférée dans des maisons de particuliers qui les louaient à la ville, toujours dans le quartier de Notre-Dame. Le dernier propriétaire connu était un Fleurdelix. En 1823, le conseil municipal décide de faire construire une nouvelle prison, dans un contexte de turbulences politiques liées à la fin du règne de Louis XVIII. Un terrain est acheté en 1824, à la Barrière, rue neuve de Montjoint, en arrière de la rue de Lyon. La construction est réalisée en 1827, le coût en est élevé et la municipalité a des difficultés pour obtenir une aide financière. Des finitions et réparations seront effectuées en 1838 et 1847.

Cette prison n’a jamais abrité des prisonniers permanents; elle reçoit des délinquants mineurs emprisonnés brièvement ou des prisonniers en cours de transfert de Lyon à St-Etienne ou vice-versa. Elle abritera aussi des conscrits qui rejoignent leur régiment. Un seul geôlier assure la garde, assisté par des surveillants de nuit.

Ce dépôt a existé jusqu’à la Seconde guerre mondiale, puis a été utilisé comme asile de nuit pour les travailleurs itinérants ou « trimardeurs » jusqu’en 1955. La bâtiment est devenu ensuite une maison d’habitation pour personnes de condition très modeste avant d’être démoli pour vétusté en 1979.

L’article est illustré de 2 plans, 1 dessin et 5 photos.

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