Le temps des mulets, Jules Vandeneeckoutte, n° 13 juin 2001, 8 pages

Vers 1600, après avoir satisfait la consommation locale , la houille ripagérienne part vers les  ports de Givors et de Condrieu pour alimenter Lyon et les villes situées sur le Rhône pour qui ce combustible est devenu indispensable.

Ce sont des norias de mulets qui  assurent ce transport  car par manque de voies suffisamment larges et praticables, seules ces bêtes peuvent aller chercher le charbon sur le carreau des mines et l’amener à sa destination . En 1750, chaque jour, 800 mulets chargés chacun d’environ 150 kg, partent , les uns pour Givors en empruntant les gravières et les gués du Gier, les autres filent sur Condrieu par le chemin montagnard passant par Châteauneuf , Dizimieu, Longes, le col de Chassenoud, la  vallée de l’Arbuel et enfin le port de Condrieu.

C’est ce dernier itinéraire qui est plus particulièrement décrit avec ses sentiers parfois périlleux et ses ponts de pierres sèches dont l’un est dit « romain ».

En 1784, le canal de Givors enfin navigable ruinera rapidement les muletiers.

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