L’Octroi de Rive de Gier de 1804 à 1942 ( 1ère partie), Géraldine BARBIER, n° 14, décembre 2001, 14 pages

Dès la plus haute Antiquité, les Etats ont prélevé des impôts sur les marchandises franchissant les frontières afin de remplir les caisses publiques ; parmi ces impôts indirects : « l’octroi ». Ce mot qui désigne généralement l’action d’accorder, de concéder , s’emploie aussi pour désigner la taxe qu’une municipalité était autorisée à prélever sur les produits introduits dans son enceinte.

En régie simple ou en ferme, l’octroi s’appliqua, à Rive de Gier  sur toutes les marchandises qui entraient ou transitaient ( en passe-debout ) de 1812 à 1930 puis jusqu’en 1942, uniquement pour la viande. Il n’a été vraiment supprimé sur tout le territoire national qu’en 1948.

En 1837, 28 poteaux ( dont 2 sont encore visibles) jalonnaient les limites de l’octroi et, en 1892, dans 12 bureaux disséminés dans la ville où le règlement et les tarifs étaient affichés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur , des employés sous les ordres d’un préposé en chef, encaissaient les taxes. Ces personnels étaient nommés par les préfets ou les sous-préfets sur la proposition du maire . Ils étaient au nombre de 18 en 1846.

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