Expositions

2011: EXPOSITION SUR LA RIVIERE GIER

Intitulée « Dans la vallée coule une rivière« , elle  se tient à l’Hôtel- Dieu à Saint- Chamond et à la Maison des Hommes de pierre à Rive de Gier du 2 avril au 2 juillet 2011. De nombreuses animations l’accompagnent.

2010:  Guillaume ROQUILLE

Dans le cadre de l’année Roquille, une exposition a été réalisée sur ce poète ripagérien, mort il y a 150 ans le 10 Février 1850.

(dessin de Perrine Grange)

Son œuvre a des intérêts multiples :

-c’est avant tout, sur le mode burlesque la peinture nostalgique d’une petite ville industrielle du bassin stéphanois au début du XIXe s, et la célébration de l’amitié et de la fraternité.

-c’est aussi le témoignage d’un ouvrier sur les problèmes économiques et sociaux de sa région : les transformations de la 1ère Révolution industrielle, les grèves des mineurs, les révoltes des canuts…

Le « camp » de Roquille est clair : il est du côté des « petits » contre les « gros » et dénonce la misère des travailleurs, l’omnipotence des curés, l’hypocrisie des patrons, la répression menée par les autorités et les gendarmes, même si….. à la fin de sa vie, on le verra faire l’apologie des grands industriels ripagériens : contradiction ? évolution ? fierté pour sa ville ? nécessité alimentaire ??

-Il s’exprime en français et en dialecte local franco-provençal qui était encore à cette date la langue du petit peuple. Ce statut de « poète patois » lui permet de faire passer plus facilement des idées qui auraient été censurées, exprimées en français. C’est aussi le dialecte qui donne à nombre de ses pièces leurs effets comiques.

Son œuvre abondante a été publiée au fur et à mesure de sa parution et une édition complète de ses œuvres a été faite en 1883.

L’exposition comprend 8 panneaux:

  • 1-Introduction
  • 2-Roquille par lui-même
  • 3-Frise chronologique
  • 4-Les lieux de Roquille.
  • 5-Roquille et les canuts.
  • 6-Roquille et les mineurs
  • 7-8-La Révolution industrielle à Rive-de-Gier vue par Roquille.

Mme Anne-Marie Vurpas a publié en 1995 aux Presses universitaires de Lyon, une édition bilingue et critique des œuvres de Roquille en patois de Rive-de-Gier « Le Carnaval des gueux ». C’est de cet ouvrage et de l’édition complète de 1883 que sont tirés les extraits figurant dans cette exposition.

La préface de J-B Martin a largement inspiré cette introduction et de nombreuses références historiques ont été puisées dans les ouvrages de F.Lardon et R.Lacombe sur Rive de Gier.

 

L’exposition a été présentée le 13 Février à la Ruche des citoyens, dans le cadre de la conférence de Claude Longre sur le franco-provençal (consultable sur le site notra.lingua@free.fr).

Elle circule actuellement dans les médiathèques et les établissements scolaires de la région:

  • du 1er au 31 Mars: Médiathèque de la Grand-Croix
  • du 1er au 9 Avril: Collège François Truffaut
  • du  30 Avril au 10 Mai: Lycée Georges Brassens
  • du 10 Mai au 21 Mai: Lycée et Collège des Collines
  • du 25 Mai au 18 Juin: Collège Louis Michel
  • Juillet: médiathèque de Lorette

-2002 Brunon vallette – SFR – Une entreprise de forgeage 1832-1992

Exposition à la ruche des citoyens du 9 au 22 novembre 2002.

L’entreprise BRUNON-VALLETTE, devenue la Société de Forgeage de Rive de Gier (S.F.R.), était un pilier et un symbole de l’industrie locale, son parcours résume sans doute un peu l’histoire industrielle du département de la Loire. A Rive de Gier, c’est connu, la forge constituait la base industrielle ; mais en quoi l’histoire de cette entreprise permet-elle une réflexion sur l’histoire industrielle du département ?
Cette entreprise a démarré et s’est développée sous l’impulsion de véritables capitaines d’industrie (Barthélemy Brunon et Michel Vallette). Ils ont su investir, innover et ont veillé à la diversification de la production.

L’armement a joué un rôle important dans l’entreprise. On sait que c’était un pôle industriel essentiel dans notre département. Dès les années 1955, on observe le passage progressif d’une entreprise familiale à un grand groupe industriel. Si la concentration industrielle favorise d’abord l’entreprise qui atteindra son apogée vers 1970, elle aboutira dès les premiers résultats déficitaires à son abandon.

La reprise par Mr Derain en 1974 nous donne un exemple de virage dans le stratégie de l’entreprise. Excellent commerçant et homme de communication, Mr Derain, qui a connu une ascension fulgurante, cherchera surtout à vendre le savoir-faire et finira devant les tribunaux. Les salariés ont mené entre 1974 et 1992 une lutte tenace pour le maintien de leur emploi et de l’outil industriel. Ils iront jusqu’à s’engager en 1984 dans son capital et sa gestion.

A partir de 1974, toutes les reprises d’activité se feront dans de mauvaises conditions financières avec un manque de capitaux. Aux difficultés structurelles de l’industrie lourde à faible rentabilité, s’ajoutait l’handicap d’un marché particulier, très cyclique, car l’entreprise ne fabriquait que des bouteilles.

La gestion de Mr Derain, peu préoccupé par le paramètre qualité (alors même que les produits fabriqués s’en prévalaient), entraînera de très graves difficultés concernant la dernière période. Le milieu industriel français du secteur était très réticent pour collaborer avec une entreprise dans laquelle les salariés jouaient un rôle important. On observera aussi le rôle des politiques qui va du fort soutien au niveau municipal, au « laisser faire » libéral des industriels du secteur, sans égard pour un outil de production unique en France.