Archives de Tag: franco-provençal

Lo couse de Vait Var-de-Gi in 1848,Michelle Blanc, n°21, mars 2009, 20 pages

La révolution de 1848 à Paris entraîne comme partout la dissolution de la municipalité à Rive-de-Gier. Une administration provisoire est mise en place, remplacée le 17 avril par une « commission administrative élue ». Les membres de cette commission étaient certainement acquis aux idées « socialistes » de la révolution de Fevrier; leur problème majeur sera d’occuper les ouvriers sans travail , mais cette politique va être critiquée par les ripagériens, comme le montre un poème anonyme en franco-provençal écrit par un « pereyou « . Cet épisode « révolutionnaire » va être clos par l’élection le 13 juin de la municipalité Robichon/Delay et par le passage en conseil de guerre de certains élus socialistes qui avaient participé à l’insurrection du 15 juin à Lyon. Face au chômage massif, la nouvelle municipalité va lancer des travaux d’intérêt public et subventionner les industries en difficulté. Le chômage entraîne des troubles auxquels la Garde nationale ne peut pas faire face mais les demandes répétées d’une garnison militaire permanente ne vont pas être acceptées.

Guillaume Roquille, Poète ripagérien (1804-1860), Mathieu Fournier, n°19, mars 2007, 26 pages.

L’auteur est un instituteur-écrivain mort en 1943 (présenté à la fin de l’article) qui parcourt avec amour et humour l’oeuvre du poète ouvrier en suivant la chronologie de ses oeuvres et en mêlant larges citations et commentaires; il commente aussi la langue de Roquille qu’il pense dérivée du gaga stéphanois. Le texte est complété par un récit (authentique ou non) de la rencontre entre un voyageur et une vieille femme sur la colline de Frigerin. Elle s’adresse à un grillon qui chante comme si c’était le double du poète; c’est un prétexte pour dénoncer le comportement de ses concitoyens et regretter les vertus supposées du peuple au temps de Roquille.

En montant à Saint-Joseph, J.T. n° 14, décembre 2001, 2 pages

L’auteur nous offre un florilège de mots anciens encore utilisés dans la première moitié du XIXème siècle ; la traduction de certains n’est pas superflue.

Comment parlent nos marmaillots, Jérôme Serme, n°9, décembre 1997, 6 pages

L’ARRH a collaboré avec le collège des Combes de Rive-de-Gier pour mener une enquête sur la survivance et le dynamisme du parler local. L’enquête a été menée par les élèves de sixième du collège auprès de 442 personnes d’âge, de sexe et d’origines différents. Il s’agissait de tester leur connaissance d’une quarantaine de mots locaux, ayant trait à l’enfance.

Les conclusions sont les suivantes:

-déperdition du vocabulaire régional; la majorité des personnes connaît moins de 10 mots de la liste et ce sont les personnes les plus âgées qui connaissent le plus de mots.

-un petit noyau de régionalismes reste vivace, avec une petite dizaine de mots connus des plus jeunes et quelques mots connus par des « étrangers » à la région, ce qui veut dire que ces mots sont utilisés.

– si les agriculteurs ont en général une assez bonne connaissance des régionalismes, le niveau d’étude n’est pas un critère puisque les personnes ayant fait de longues études n’ont pas un niveau de connaissance des régionalismes inférieur à la moyenne.

On peut donc constater que la transmission du patrimoine linguistique continue de se faire en partie mais qu’il est urgent de recueillir le vocabulaire en voie de disparition.

La Tonine au Canada (le départ), F.Pichon, n°3, décembre 1994, 5 pages.

C’est le récit, familier et émaillé de termes du patois de Rive-de-Gier, du départ d’une grand-mère de 86 ans pour le Canada où elle va rendre visite à la famille de son beau-frère Félix, installé là-bas. Elle est accompagnée de Gérard, son arrière-petit-fils. Pour elle qui n’a jamais quitté sa rue, c’est l’aventure avec son premier voyage en avion. l’article est accompagné d’un petit lexique de mots et d’expressions du patois ripagérien.