Archives de Tag: guerre 14-18

Rive de Gier pendant la guerre de 14-18, Gisèle Gentric, n°21, mars 2009, 8 pages.

Rive-de-Gier est un exemple de petite ville de « l’arrière », à l’écart du front, et cependant profondément transformée par les évènements. Le patriotisme du Conseil municipal est conforme à ce que l’on connaît dans tous le pays; au début du conflit, les morts sont exaltés, les Allemands dénoncés comme des « barbares » et on attend une victoire proche; cet optimisme disparaît avec l’éternisation du conflit. Le problème majeur va être le renchérissement des denrées de première nécessité, le risque de pénurie et en conséquence le mécontentement de l’opinion; la crise va devenir aiguë au printemps de 1917. Le maire va s’employer à exiger de la Préfecture et du Ministère des livraisons plus importantes de farine dans un contexte d’économie dirigée pour faire face à l’effort de guerre. On constate donc que la municipalité a été capable d’assure une vie à peu près normale à la population malgré le conflit et les frais d’assistance sont augmentés. De nombreux sursis d’incorporation sont aussi accordés aux ouvriers « mobilisés sur place » dans les usines nécessaires à la Défense nationale. A la fin de la guerre, comme dans tous les villages et villes de France, on va honorer les soldats morts (352 combattants) par un monument « des enfants de Rive-de-Gier morts pour la France », inauguré le 1er juillet 1923. Les élections de décembre 1919 voient la défaite de la municipalité sortante qui a traversé la guerre. La nouvelle municipalité, beaucoup plus à gauche et pacifiste va décider de renommer la rue de Lyon, rue Jean Jaurès, du nom du leader socialiste , assassiné en 1914 parce-qu’il s’opposait à la guerre.

Passant, souviens-toi!, Aimé Mouillaud, n°20, février 2008, 5 pages.

 Le Cours de Verdun est orphelin de sa borne sacrée. L’article rappelle la journée du 16 juin 1957 qui fut marquée par une double cérémonie: l’entrée en fonction du nouveau cours de Verdun, permis par une nouvelle étape dans la couverture du Gier et l’inauguration de la borne célébrant la bataille de Verdun.(celle-ci a été depuis peu déplacée à côté du Monument aux morts). L’article est illustré de plusieurs photographies de juin 1957.

Marius et Lili, Michelle Blanc, n° 14, décembre 2001, 6 pages

C’est grâce à des cartes postales sauvées d’une destruction certaine, puisque récupérées , vers 1940, parmi les ordures ménagères ripagériennes déversées dans une des carrières du Mouillon qu’elles comblaient petit à petit, qu’il a été possible de vivre quelques mois avec ce couple dont la femme est native de Rive de Gier.

La première carte de Marius est datée de Noël 1914, il écrit à Lili : A bientôt le plaisir de nous retrouver ensemble . Hélas , avec les missives suivantes , on comprend qu’il est porté disparu.

Quelques recherches : il meurt en 1915 sur la Marne , son corps présumé inhumé dans une nécropole nationale… Et Lili ? La vie a repris ses droits… Lili se remarie en 1918 avec un lieutenant de l’infanterie coloniale !