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Venus d’Italie, Michelle Blanc, n° 7, décembre 1996,13 pages, préface de Félix Lardon

En préambule, M.Lardon trace à grands traits l’histoire de l’immigration italienne de 1870 environ jusqu’à 1930. C’est une immigration massive attirant les hommes, en particulier les piémontais vers les carrières, les mines et la métallurgie et quelques jeunes femmes pour les métiers dans la soierie lyonnaise quitte à les détourner vers la prostitution marseillaise , sans oublier ces enfants que l’on « achète » à leurs parents pour les faire travailler dans les verreries de notre ville

Dans son livre Voyage en Ritalie, Pierre Milza nous apprend qu’au début du 20ème siècle , les Italiens résidant en France sont au nombre de 400 000, et que 28% d’entre eux sont  des personnes originaires du nord de l’Italie,  ajoutant , ces Piémontais qui émigrent vers la France, sont pour une bonne part originaires de la province de Cuneo et de la province de Turin : parmi eux les grands-parents de la narratrice. Ils arrivent en 1900 et 1907 .

A force de travail de la part des hommes et d’économies de la part des femmes ils acquièrent  propriété et maison qui les fixeront définitivement à Rive de Gier car leurs enfants se sont faits naturaliser et les petits-enfants sont là … Au pays, leurs propres parents ont disparu..

Ils se sont intégrés , sans problème, malgré quelques périodes un peu plus dures à vivre et ils sont morts ITALIENS .

Leurs enfants, les italo-français ont reçu l’éducation de l’école de la République et la naturalisation est presque pour eux un acte naturel…

La 3èmegénération  a, dans sa tête , le piémontais qu’elle entend , à longueur de journée à la maison et bien qu’elle se retrouve à l’école avec encore un bon nombre d’enfants d’immigrés de différentes nationalités , elle sera totalement francisée… mais Michelle Blanc sait fort bien qu’elle vient du pays d’à côté . Quant à parler de l’immigration italienne à Rive-de-Gier, elle en est bien incapable tant l’ histoire de celle-ci est complexe, diverse, étalée dans le temps et spécifique à chaque famille ou même à chaque individu.

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L’immigration ardéchoise à Rive-de-Gier, J.Marion, n°2, juin 1994, 9 pages.

A la fin du XIXe s et au début du XXe s, Rive-de-Gier a attiré de nombreux ardéchois, dont les grands-parents de l’auteur, originaires du canton de St-Martin-de-Valamas (carte jointe). L’auteur présente le département de l’ardèche, aujourd’hui peu dense et très touristique, où autrefois la vie était difficile: peu de ressources, peu d’écoles, communications difficiles. Le développement des chemins de fer en 1891-98 a certainement favorisé l’exode; l’attractivité de Rive-de-Gier était lié à l’essor industriel de la ville et à sa proximité de l’ardèche. Le recensement de 1921 montre que 1% des 15250 habitants est issu des 3 communes de St-Martial, Arcens, Borée. Les premiers migrants issus de ces villages sont venus en 1894 et le gros du flux se situe vers 1900/1901. Les grands-parents de l’auteur sont arrivés en avril 1901, précédés par la mère et les frères de l’épouse; le père de famille a été employé aussitôt aux établissements métallurgiques Brunon-Vallette, tandis-que les fils entraient aux verreries Richarme. Ce schéma était identique pour d’autres familles ardéchoises. Ces familles habitaient de modestes logements situés autour de l’église Notre-Dame, vivaient entre elles, beaucoup de personnes s’exprimant encore dans le patois ardéchois.