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L’octroi de Rive de Gier de 1804 à 1942 , Géraldine Barbier, n°15,juin2002,17pages

L’article décrit le fonctionnement de l’octroi qui constituait la principale ressource financière de la commune jusqu’au début du XXe siècle.

Il décrit les difficultés de perception de cet impôt, l’importance des fraudes, les contraventions et l’attitude de la population  généralement hostile , ce qui se traduit par une protection des fraudeurs, des injures contre les agents de l’octroi et quelquefois des agressions.

La disparition de cet impôt est envisagée dès 1919 en constatant le mauvais rapports entre la recette générée et son coût de gestion. Il sera supprimé effectivement le 1er janvier 1930; il ne  subsistera alors qu’un impôt sur les viandes à l’abattoir municipal. La fiscalité locale sera remplacée par les taxes sur les propriétés bâties et non bâties et par la taxe sur la valeur locative des locaux industriels et commerciaux.

L’article est illustré de nombreux plans de situation des octrois(Jean Thonnérieux)

L’Octroi de Rive de Gier de 1804 à 1942 ( 1ère partie), Géraldine BARBIER, n° 14, décembre 2001, 14 pages

Dès la plus haute Antiquité, les Etats ont prélevé des impôts sur les marchandises franchissant les frontières afin de remplir les caisses publiques ; parmi ces impôts indirects : « l’octroi ». Ce mot qui désigne généralement l’action d’accorder, de concéder , s’emploie aussi pour désigner la taxe qu’une municipalité était autorisée à prélever sur les produits introduits dans son enceinte.

En régie simple ou en ferme, l’octroi s’appliqua, à Rive de Gier  sur toutes les marchandises qui entraient ou transitaient ( en passe-debout ) de 1812 à 1930 puis jusqu’en 1942, uniquement pour la viande. Il n’a été vraiment supprimé sur tout le territoire national qu’en 1948.

En 1837, 28 poteaux ( dont 2 sont encore visibles) jalonnaient les limites de l’octroi et, en 1892, dans 12 bureaux disséminés dans la ville où le règlement et les tarifs étaient affichés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur , des employés sous les ordres d’un préposé en chef, encaissaient les taxes. Ces personnels étaient nommés par les préfets ou les sous-préfets sur la proposition du maire . Ils étaient au nombre de 18 en 1846.