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La Justice, en l’an de grâce 1779, Juliette Boucaud, n°21, mars 2009, 2 pages.

Jean-Baptiste Berry, ripagérien de 35 ans et cloutier de son état, surnommé « Montagnard » a été condamné à payer 10 livres d’amende au Roi et à être pendu sur la place des Terreaux à Lyon et son cadavre a été exposé à une potence sur le « grand chemin » entre Rive de Gier et St-Chamond entre le pont des Garendes (sic) et la montée des Flaches. C’était un voleur « sur le grand chemin » et un voleur avec effraction. La peine a été sévère pour un délinquant qui n’a jamais commis de meurtre.

Aperçu sur la criminalité à Rive de Gier au XIXème siècle, thèse de Valérie Torre résumée par Géraldine Barbier et Fabrice Matteucci, n° 12, juin 2000, 14 pages

En 1993, Melle Valérie Torre soutenait à l’Université Lumière Lyon 2, un mémoire de maîtrise sur la criminalité à Rive-de-Gier de 1811 à 1900. Cette criminalité, est celle de toutes les cités industrielles du XIXème siècle :

–         crimes contre la propriété, à la tire ou par effraction, allant des vols d’objets de première nécessité aux vols de numéraire et d’objets précieux ;

–         crimes contre les personnes et les mœurs, des coups et blessures perpétrés surtout par des hommes aux homicides volontaires, infanticides et avortements qui restent généralement impunis, viols et attentats à la pudeur (une soixantaine) commis surtout sur des enfants de 3 à 15 ans afin, pour certains de se débarrasser de maladies vénériennes et enfin les crimes contre les représentants de l’ordre et contre le tranquillité publique ;

–         crimes contre la chose publique : mendicité, vagabondage et rupture de ban ce qui signifie, que de nombreux  repris de justice, libérés et assignés à résidence,  venaient à Rive-de-Gier, ville industrielle pour y travailler mais ils devaient se présenter régulièrement à la police et bien sûr étaient passibles de peine s’ils se soustrayaient à cette obligation.

Le « violon » de Montjoint, Antoine Pouilloux, n°9, décembre 1997, 18 pages.

La prison de Rive-de-Gier a d’abord été installée au coeur de la ville. Jusqu’au XVIIIe s., elle était située dans le château du Moyen-âge  puis elle a été transférée dans des maisons de particuliers qui les louaient à la ville, toujours dans le quartier de Notre-Dame. Le dernier propriétaire connu était un Fleurdelix. En 1823, le conseil municipal décide de faire construire une nouvelle prison, dans un contexte de turbulences politiques liées à la fin du règne de Louis XVIII. Un terrain est acheté en 1824, à la Barrière, rue neuve de Montjoint, en arrière de la rue de Lyon. La construction est réalisée en 1827, le coût en est élevé et la municipalité a des difficultés pour obtenir une aide financière. Des finitions et réparations seront effectuées en 1838 et 1847.

Cette prison n’a jamais abrité des prisonniers permanents; elle reçoit des délinquants mineurs emprisonnés brièvement ou des prisonniers en cours de transfert de Lyon à St-Etienne ou vice-versa. Elle abritera aussi des conscrits qui rejoignent leur régiment. Un seul geôlier assure la garde, assisté par des surveillants de nuit.

Ce dépôt a existé jusqu’à la Seconde guerre mondiale, puis a été utilisé comme asile de nuit pour les travailleurs itinérants ou « trimardeurs » jusqu’en 1955. La bâtiment est devenu ensuite une maison d’habitation pour personnes de condition très modeste avant d’être démoli pour vétusté en 1979.

L’article est illustré de 2 plans, 1 dessin et 5 photos.