Archives de Tag: mines

La montagne du Feu, Michelle Blanc, n°20, février 2008, 4 pages.

 Ce lieu-dit, situé sur la commune de Genilac a été appelé ainsi après l’incendie qui brûla le charbon des puits de mines. La mémoire populaire a retenu la durée très longue de cet incendie (100 ans!) et son intensité, puisque l’hiver, la neige ne tenait pas au sol. Les évènements peuvent être rétablis à partir d’ouvrages publiés en1848, 1882 et 2004. L’incendie s’est déclaré en 1760, dura 30 ans et on ne put rentrer dans la mine que vers 1835-1840, où on trouva le charbon transformé en coke.

Publicités

Le puits du Bois, Maurice Bedoin, n°20, février 2008, 8 pages

 A été creusé en 1810 par les concessionnaires du Sardon, d’abord jusqu’à 200 m puis 265 m; le résultat a été décevant car les mineurs n’ont rencontré que des lambeaux de veines houillères. L’exploitation a été arrêtée en 1886 par la Société des Houillères de Rive de Gier au moment de l’abandon des exploitations du secteur Sardon-Marthoret-Gourd Marin-Lorette. Une petite activité de « glanage » a repris entre 1893 et 1901. En 1904, une tentative a été faite pour reprendre l’exploitation de manière rationnelle et exploiter des sites encore vierges: le puits a été recreusé, on a mis en place un chevalement métallique et installé des machines; pour cela la Société anonyme des Houillères de Rive de Gier a émis des actions de 100F achetées par des milliers de petits porteurs. Les difficultés techniques ont arrêté les travaux en 1912 et le cours des actions s’est écroulé à 3,89F en 1912. En 1946, après la nationalisation des Charbonnages, on a tenté de reprendre l’exploitation, tentative abandonnée en 1949. Un article du Progrès de sept-oct 1956 montre une photo du chevalement et réunit 3 témoins de l’explotation passée. L’article est accompagné de photos et du fac-similé d’une action de la Société anonyme des Houillères de Rive de Gier.

Les dernières mines de la Catonnière,Maurice Bedoin et Marius Blanc, n°18, Février 2006, 10 pages

Une évocation du petit Puits de la Catonnière et de la Fendue du Poirier où se mêlent évocations nostalgiques des lieux et des compagnons mineurs, indications techniques et historiques.En 1953, des tombereaux tirés par un cheval continuaient à livrer à Rive de Gier leurs chargements de charbon.

Le temps des mulets, Jules Vandeneeckoutte, n° 13 juin 2001, 8 pages

Vers 1600, après avoir satisfait la consommation locale , la houille ripagérienne part vers les  ports de Givors et de Condrieu pour alimenter Lyon et les villes situées sur le Rhône pour qui ce combustible est devenu indispensable.

Ce sont des norias de mulets qui  assurent ce transport  car par manque de voies suffisamment larges et praticables, seules ces bêtes peuvent aller chercher le charbon sur le carreau des mines et l’amener à sa destination . En 1750, chaque jour, 800 mulets chargés chacun d’environ 150 kg, partent , les uns pour Givors en empruntant les gravières et les gués du Gier, les autres filent sur Condrieu par le chemin montagnard passant par Châteauneuf , Dizimieu, Longes, le col de Chassenoud, la  vallée de l’Arbuel et enfin le port de Condrieu.

C’est ce dernier itinéraire qui est plus particulièrement décrit avec ses sentiers parfois périlleux et ses ponts de pierres sèches dont l’un est dit « romain ».

En 1784, le canal de Givors enfin navigable ruinera rapidement les muletiers.

Le treuil de secours du Puits Combélibert, Maurice Bedoin et Marius Blanc, n° 13, juin 2001, 11pages

La mise en sécurité du Puits de Combélibert a été faite en mai 1999 par les Houillères du bassin de centre et du Midi. Cédés à la ville de Rive-de-Gier par les propriétaires , le chevalement en bois, réhabilité, a été remonté sur le site du Puits du Gourd Marin et le treuil de secours est remisé dans les locaux des services techniques de la ville . Il s’agit d’une pièce d’archéologie industrielle unique  qui permet d’affiner notre représentation de l’extraction minière dans ces petites compagnies de la vallée du Gier , dans la 1ère moitié du XXème siècle et il contribue à enrichir notre réflexion sur les systèmes techniques utilisés autour de la mine.

Pour la descente, deux ouvriers étaient aux manivelles et un troisième était sensé actionner le frein ; pour remonter une charge lourde, les hommes pouvaient être doublés. Mais le treuil a peu servi et il n’est en rien spécifique à la technologie minière.

Tout est affaire de choix, André Marion, n°9, décembre 1997, 4 pages.

Le président de l’ARRH regrette que des éléments importants du patrimoine de Rive-de-Gier ne soient pas mis en valeur; c’est le cas du  tunnel de Couzon, premier tunnel de la première ligne de chemin de fer et des deux derniers sites miniers (sur 250) encore visibles: le puits du Pré du Gourd-Marin et les puits de Combelibert. Il s’oppose à la démolition des puits qui a été envisagée  et souhaite qu’ils soient conservés sur le site du Gourd-Marin, dans le cadre du développement touristique de la vallée du Gier.

La petite fille et le vieux mineur, F.P.-C, n°1 décembre 1993, 11pages

Souvenirs d’une petite fille sur son grand-oncle né en 1856 et mort en 1939. Entre les deux une tendre complicité s’était nouée; elle lui racontait ses menus faits et gestes, il lui faisait le récit de son passé de mineur enfant et adulte. Après son mariage et son veuvage, il devint « gouverneur » de la mine jusqu’à la fermeture au lendemain de la guerre de 14-18. L’article est illustré d’une carte montrant le puits de Crozagague et d’un portrait photographique de l’oncle Germain.