Archives de Tag: patrimoine

Histoire d’une demeure de la grand’rue de Lyon ,Jean Thonnerieux et Michelle Blanc, n°20, février 2008, 14 pages

Au n°34 de la rue Jean Jaurès, une inscription sur un pavé incrusté dans la façade : 1769 ALG. Cette maison a été construite à une période d’expansion démographique le long de la route royale Lyon-Toulouse mise en service depuis peu. Les actes notariés nous apprennent que les 1ers propriétaires sont Antoine Perrot, voiturier et son épouse Marie Rang qui ont acquis le terrain de Claude Fleurdelix et fait bâtir la maison. On peut suivre ensuite la succession des propriétaires par héritage ou achat ainsi-que les différents locataires. L’article est suivi de la généalogie descendante du couple fondateur et de la reproduction de l’acte notarié par lequel les enfants Perrot cèdent le bien à leur frère Michel, le 12 octobre 1807 après le décès de leur mère.

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Retour aux sources de Rive de Gier : place Saint-Vincent?, Marie-Thérèse Deletraz, n° 18 février 2006, 3 pages

La statue de Saint-Vincent-de-Paul rappelle que se trouvait ici, il ya encore une cinquantaine d’années, un orphelinat. Après la deuxième guerre mondiale, une école privée de filles s’y installe suivie en 1951 par l’école ménagère des Abeilles. L’école ménagère ferme ses portes en 1968, l’école primaire un peu plus tard. les HLM deviennent propriétaires du domaine en 1972. Seul Saint-Vincent reste en place : mais qu’est devenu l’enfant qu’il protégeait de sa main droite?

Souvenirs d’un instituteur, Juliette Boucaud, n°18, février 2006, 5 pages

Où l’on retrouve résumé le livre de Mathieu Fournier – alias Jean Chatelus – écrivain et poète, instituteur pour deux périodes à Rive de Gier. Son récit date de 1931. Il découvre la ville,ses taudis, ses cafés, son parler et la beauté de ses environs.

« In mémoriam », Michelle Blanc, n°17, novembre 2004, 3 pages

Le jeudi 15 janvier 2004, la belle cheminée représentant Adam et Eve qu’abritait l’ancienne bijouterie de la Tentation, a été découpée et les différentes pièces numérotées et enlevées seront remontées dans une villa du midi. La rumeur laissait entendre que cette cheminée était classée au patrimoine. Hélas !

L’église Notre Dame, Géraldine Nairaud, n°16 juin 2003

L’auteur retrace l’histoire de la construction de l’église Notre-Dame (1818-1823) à un moment où la ville de Rive de Gier se développe fortement alors que l’ancienne église Sainte-Marie   devenait trop étroite et vétuste.

Un péristyle de 4 colonnes ioniques surmontées d'un fronton forment un avant corps sur la façade

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Histoire de Rive-de-Gier, ARRH, n°3, décembre 1994, 15 pages.

Fin du résumé de l’histoire de Rive de Gier, de la fin de l’Ancien Régime au XIXe s.

Avant la Révolution, l’Assemblée communale élit des consuls pour 1 an, qui étaient surveillés par le « capitaine-châtelain », dont le pouvoir diminue au profit des officiers royaux,le procureur-syndic élu par les habitants aisés et le procureur fiscal choisi par le pouvoir royal.Il y avait aussi un juge, « lieutenant de la sénéchaussée en la cour ordinaire et juridiction de Rive-de-Gier ».

Le cahier de doléance est rédigé avec beaucoup de soin par les habitants réunis à la chapelle des « Pénitents blancs »; 4 députés sont élus avec charge de porter le cahier à l’Assemblée de Lyon (chef-lieu de la sénéchaussée).

Juillet 1789 est marqué par les paniques de la « Grande Peur » et en 1790, François Chambeyron est élu maire. Lyon se soulève en Mai 1793 contre le pouvoir de la Convention et est assiégé du 8 août au 9 octobre. Un détachement de Lyonnais a été envoyé à St-Etienne et Montbrison pour se procurer des armes et munitions. Le 10 juillet, la colonne traverse paisiblement Rive-de-Gier, puis se livre à des exactions à St-Chamond et à St-Etienne; Rive de Gier se prépare à couper son retour vers Lyon, d’ou l’attaque de la ville par Servan, le chef des Lyonnais. Ils sont acculés au « logis des Flaches » et vaincus; des têtes furent coupées et jetées dans le « puits des Rossignols » à La Roche où elles ont été retrouvées en 1903.

La Terreur et la Terreur blanche font quelques victimes; l’activité industrielle reprend sous le Directoire; après l’abdication de Napoléon, des armées autrichiennes occupent la ville.

Entre 1818 et 1823, l’église Ste-Marie, de style néo-classique est reconstruite à la place de l’église romane devenue trop petite. L’église St-Jean sera construite de 1840 à 1848.

Un hôpital est construit en 1826 par le maire Fleurdelix, sur ses deniers et grâce à une souscription.

La population triple de 1781 à 1832 (de 3000 à 9706 hab), RdG devient la seconde ville du département. Cette augmentation se fait malgré les épidémies et s’explique surtout par l’immigration des populations des villages avoisinants, mais aussi de gens venus de plus loin: Creuse, ardèche, Piémont, Allemagne, Hongrie. Cette attractivité est liée au développement industriel de la ville.

Dès 1840, Chambeyron regrette « un bon vieux temps illusoire » tandis-que le poète Guillaume Roquille chante le vin, les femmes, le farniente mais aussi les travailleurs, canuts ou mineurs.

L’article est illustré par des reproductions de gravures, une lettre de remerciements de St-Etienne à Rive-de-Gier, après le combat des Flaches, les plans de Ste-Marie et de l’Hôtel-Dieu, une vieille carte postale et unephoto du tombeau de Roquille.